Pas de question con aujourd'hui (mais rassurez-vous j'ai déjà trois questions auxquelles je dois répondre), ou plutôt si, mais très personelle et pas si con : je fais quoi maintenant ?

Mon destin des deux prochaines années était il y a encore peu de temps tout tracé :

  • Recherche d'un stage pas trop mal payé, commençant le plus tôt possible
  • Ennui profond pendant six mois en rongeant mon frein avant de partir
  • Départ pour un voyage d'un an
  • Retour en France, déprime et recherche d'emploi moins chiant que le stage

La première étape était déjà bien mal engagée, la rapidité de la démarche laissant fort à désirer. Mais jusque là tout allait encore bien. J'ai alors décidé de contacter un enseignant-chercheur de mon école qui offrait un stage en partenariat avec un célèbre constructeur automobile français (je vous aide c'est en trois lettres). Et voilà sa proposition:

  • Stage commençant mi-février de quatre mois. Ultra intéressant. Non vraiment, c'est même mieux que ça. Sous payé. Non vraiment, c'est pire que ça
  • Un mois de vacances
  • Trois ans de thèse, ultra intéressante
  • Un, deux, trois ans de post-doc

Je suis donc présentement aussi perdu qu'un chameau sur la banquise. Je n'ai pas envie de renoncer à un rêve, mais la perspective de laisser passer une belle opportunité ne me met pas non plus en joie. Je ne me suis jamais vu en chercheur fondamental, mais là on touche à un domaine qui me passionne vraiment. Envisager un tour du monde dans les conditions que j'ai imaginées dans cinq ou six, ou même sept ans est totalement naïf. Faire un stage sous payé pour ne pas faire la thèse qui suit serait dommage. D'un autre côté faire un stage de merde juste histoire de dire qu'on a gagné un peu d'argent...

Je pourrais développer l'idée, mais en fait ça reviendrait à répéter sous diverses formes le praragraphe ci-dessus. Je suis devant une bifurcation, peut-être la plus importante de ma vie. J'ai moins d'une semaine pour savoir si je pose un premier pas dans la direction de la thèse, sachant que je pourrai toujours me reposer la question de la suite à donner fin juin.
En attendant je crois que je vais plutôt aller boire un coup, histoire de me changer les idées.