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29 09 2005

Histoire et technique

Conférence d'une heure sur les scenarii possibles concernant l'approvisionnement en énergie. Un intervenant dynamique et intéressant, qui au détour d'une petite rétrospective des différentes sources d'énergie utilisées selon les époques nous sort, pince sans rire :
"You know, it is with coal like with stone."
Et devant nos mines déconfites :
"Stone Age did not end because mankind ran out of stone..."
Y'a pas à dire, en fin de journée ça remotive une assistance.

Vous savez, il en est de même du charbon et de la pierre.
L'Âge de Pierre de s'est pas terminé parce que les Hommes n'avaient plus de pierres.

27 09 2005

Humeur bucolique

Je ne me souvenais plus pourquoi j'aimais tant l'automne. Je me souviens maintenant :


Dommage qu'ici il soit si court...

26 09 2005

Impuissance et nostalgie

A jouer avec le feu il arrive toujours un moment où ça vous retombe sur la tête. A trop crier qu'on va bien et que c'est le pied forcément y'a des trucs qui finissent par partir en sucette. Et à dire que ses amis sont amoureux forcément il faut bien qu'un âne mystique se dise qu'un réajustement de la balance doit être opéré.

Et voilà, il l'a quittée. Rien que de très banal finalement, une histoire qui finit comme elle avait commencé, une situation ordinaire quoi. Et un constat cuisant, qui me frappe de plein fouet comme à chaque fois que je suis confronté à ce genre de problèmes : je suis incapable de guérir les gens, et encore moins à distance. Je ne sais pas trouver les mots, je ne sais pas non plus faire diversion... Je ne sais qu'écouter, et quand on me dit "bon ben ça sert à rien d'écrire des pages sur quelque chose qu'on peut pas changer", je ne peux que constater mon impuissance.

Et effectuer un inévitable retour en arrière. Quand elle était tout pour moi, quand j'aurais remué ciel et terre pour lui faire plaisir. Quand elle venait pleurer chez moi aussi, qu'elle s'endormait à moitié sur mon lit. Quand j'avais l'impression de ne pas être totalement inutile en somme.
Je me souviens, juste avant qu'on ne parte chacun de notre côté, elle m'avait dit que ça ne serait plus jamais pareil, qu'on ne serait plus jamais proche de la même façon. Sur le coup je m'étais révolté contre ce que je pensais être du pessimisme primaire, parce que je pensais que le pessimisme primaire créait de lui-même ces situations noires imaginées. Mais elle avait raison.

J'aimerais pouvoir la prendre dans mes bras ce soir, sécher ses larmes, lui dire des phrases aussi débiles que "demain ça ira mieux", "c'est pas plus mal comme ça" ou "tiens voilà le rouleau de pq si tu veux te moucher". J'aimerais qu'elle sente que je suis encore là, pas de la même façon bien entendu, peut-être pas tout à fait avec les mêmes sentiments.

J'aimerais lui dire qu'elle est encore et toujours ma meilleure amie.

24 09 2005

Bilan sur trois jours

Ca me titillait depuis quelques années. Je n'avais jamais vraiment cherché de cours (encore un coup de mon amie la flemme) mais l'idée de faire des saltos, vrilles et autres flips restait dans un coin de ma tête avec la certitude qu'un jour...

Et voilà! Un pote motivé (encore plus que moi), un cirque très connu et une école vraiment sympa, et c'est parti! Jeudi dernier, premier cours d'acrobaties, et en moins de deux heures, l'inconcevable : je sais faire un back-flip!
Jusqu'où ira-t'il...

  • Le bon plan de Stockholm (merci Peter)

Ca s'appelle Ugglan Lysy Pingwin (mais Ugglan marche très bien aussi), c'est à Södermalm, et c'est un concept tout autant qu'un bar : dans le caveau du fond, on peut jouer à la pétanque ou au ping-pong. Avec apparemment des concerts régulièrement et dans une ambiance bon enfant, un bar à découvrir!

  • Les joies du sport

Après quelques temps assez peu consacrés au sport (à quelques sauts près) je me suis remis à la natation et donc mis à l'acrobatie. Je confirme : j'ai des muscles et ils se font une joie de me rappeler leur existence.

  • Mes amis sont amoureux

Et je suis même pas jaloux (!).

21 09 2005

Une école d'ingénieur ça sert à devenir... ingénieur?

Je me marre. Un peu jaune, mais je me marre.

Tout d'abord une mise au point pour les ptits nouveaux (ils sont TRES nombreux) si je suis en Suède (car je suis en Suède) c'est pour terminer mes études d'ingénieur (car j'étudie l'ingénierie). Théoriquement donc, et si j'arrive à trouver ce p%#||@ de stage de fin d'études, je devrais avoir mon diplôme d'ingénieur horizon septembre 2006. Que dis-je, MES diplômes (je me la pète si je veux, suite et fin).

Mes joyeux copromotionnaires qui n'ont pas eu la chance de s'expatrier, ou qui ont joué les ptits bras avec un séjour d'un an (bouuuuh) seront eux diplômés mi-octobre. Et en organisant une session retrouvailles, qu'apprends-je? Mlle N., dégoûtée par son année de management (quelle idée aussi) a décidé un virage à 180° et va se lancer dans l'évènementiel. Bon j'avoue je sais pas trop en quoi consiste exactement "l'évènementiel". D'un autre côté je sais pas trop non plus en quoi consiste exactement le métier d'ingénieur alors.

Ajoutons à ça Mlle N. bis qui veut se lancer dans l'associatif, M. E. qui s'est expatrié en Nouvelle-Zélande faire une pseudo-thèse (allez je déconne boude pas elle est cool ta thèse... euh elle consiste en quoi au fait?) et M. E. bis qui se lance dans le jonglage... Et on obtient une bande de pote élèves-ingénieurs diplômés mais qu'en ont pas grand chose à carrer (j'exagère à peine).

Dès lors comment me motiver moi? Mmh? Parce que franchement après mon ptit tour d'un an, mon remboursement de prêt, je me verrais bien... je sais pas moi moniteur de para par exemple (exemple totaaaalement pris au hasard vous pensez bien). Enfin bon en attendant je me marre quoi. Un peu jaune mais je me marre...

19 09 2005

Frustration matinale

Petit déj dans la cuisine, seul. Mon esprit vagabonde, comme à son habitude. La confiture coule de ma tartine et manque de s'écraser sur mon T-shirt blanc.
Karin entre, allume la lumière et me lance un :
- Du schriktschsch bip bip bip scrschrch i mökret?
Moi:
-Gn? I mökret?
Elle:
-Ja! ... Mmh du vet du schrschrschrsch bip bip schrsch! I mökret!

Intense réflexion. Je connais ce mot. Mökret. Prononcer meuh-creute. Bon déjà le eute de la fin c'est l'article, ça c'est facile. Mais alors möker, möker... Jaha! Dans le noir! J'avais pas allumé la lumière! Vite, montrer que j'ai compris... mmh que dire que dire... Ah oui!

-Ja det är för jag är inte vacker... nej vacken vacken ahah... Och jag föredrar att titta på ingenting på morgonen och... ja...
Oui c'est parce que je ne suis pas beau... euh non réveillé, réveillé ahaha je suis trop con quand même... Et je préfère ne rien regarder le matin, c'est super nul comme phrase ça et... ben je crois que je vais aller me ridiculiser dans ma chambre au moins personne ne m'y verra...

Ou comment prendre bien conscience de sa non-maîtrise du Suédois.

14 09 2005

Diversion automnale

Je suis sorti ce matin direction l'univ, avec le sourire et une veste. Le temps humide soulevait des odeurs de sous-bois assez agréables et une fine pluie venait compléter ce tableau d'automne idyllique. Dans quelques temps les feuilles seront rouges et jaunes, le thermomètre baissera encore de quelques degrés et les nuages se feront encore un peu plus présents ; tout ce qui donne à l'automne sa réputation de mélancolie et qui me fait aimer cette saison par-dessus tout. En moins de cent mètres j'avais décidé de faire tout le trajet à pied. J'avais des sortes de bouffées de joie, de celles qui donnent envie de rire tout seul, de sauter partout, de respirer à plein poumon et de crier à tue-tête. Je me sentais bien, libre, heureux. Savoureuse insouciance. A cracher ainsi mon bonheur à la face du monde, je crois bien qu'il y a quelques temps je me serais haï.

Un bonheur n'arrivant jamais seul, je retrouvais l'inspiration. Cette petite coquine a malheureusement la fâcheuse habitude de surgir quand je n'ai aucun moyen de la concrétiser. Mais finalement ce n'est pas si grave. J'aime à penser qu'une bonne idée, si elle est bonne, apparaît et disparaît à son envie, mais finit toujours par revenir après un petit tours, parfois changée et parfois non. Pour une fois j'arrivais même à penser à Rousseau sans éruption cutanée immédiate : un mec qui a écrit Les rêveries du promeneur solitaire ne peut être totalement exempt d'intérêt.

Et puis le vent s'est levé, et ce que je sentais sur mon visage n'était nullement sa douce et puissante caresse mais bien mes cheveux fouettant sans ménagement de droite et de gauche. Et me voilà pestant contre tout et tout le monde, et jurant que si je n'arrivais pas à attacher ces rebelles correctement d'ici quelques jours, ils allaient tâter de la tondeuse. Me pressant de trouver un abri, je me suis dit qu'il était bien dommage de sacrifier un si beau moment de poésie à des choses aussi terre-à-terre. Versatile condition que celle de l'homme.

Ce billet est tout spécialement dédicacé à la personne qui se plaignait s'étonnait que je ne parle plus aussi souvent qu'avant de ma crinière. Lacune réparée.

09 09 2005

Les citations du jour

Une petite blague en anglais pour se détendre :

-To the optimist, the glass is half full.
-To the pessimist, the glass is half empty.
-To the designer, the glass is twice as big as it should be...

D'Eisenhower (1890-1969, trente-quatrième président des États-Unis d’Amérique de 1953 à 1961, Commandant en chef des forces alliées en Europe pendant la Seconde guerre mondiale, c'est vous dire si il avait oublié d'être con - merde je dis ça d'un militaire, je dois être souffrant) :

Plans are useless, but planning is indispensable.

C'est juste pour me faire du mal. Je suis incapable de ne serait-ce qu'imaginer faire un planning.

De moi, en référence à moi, parce que quand on fait dans la complaisance il ne faut pas s'arrêter à mi-chemin :

Parler beaucoup c'est prendre le risque de dire beaucoup de conneries.

D'autres l'ont évidemment dit en mieux mais on fait avec le talent qu'on peut.

08 09 2005

Comme un singe pendu à son arbre

Bon on peut dire que je suis quelqu'un d'assez tolérant dans la vie. Si si je vous assure! Par exemple j'accepte totalement qu'un inconscient tartine un hotdog avec de la fausse moutarde (note : est qualifiée de fausse toute moutarde qui ne sent pas prioritairement la moutarde, ce qui élimine directement la plupart des moutardes non-dijonnaises et en premier lieu la célèbre Thomy, immondice Suisse qui fait injure à ma partie helvète, et ne croyez pas le lien "moutarde dijonnaise thomy" du site c'est n'importe quoi. et oui des fois je suis intégriste bourguignon si je veux) ou bien même un de mes cheveux dans ma soupe ou plus récemment dans le gâteau à l'huile d'olive d'Estelle que j'avais amoureusement confectionné pour mon propre plaisir et celui d'une Suissesse dont j'aurai l'occasion de reparler (teasing quand tu nous tiens).

Bref tout ça pour dire que suis super tolérant comme gars quoi. Mais y'a un truc que je ne comprends pas, c'est comment on peut se coller façon ventouse à sa/son/ses chéri(e)(s). Attention je ne prône pas l'utilisation d'un mètre régementaire pour les amoureux lors de leurs déplacements communs en société (je ne suis que PARFOIS intégriste) mais bon c'est désagréable de parler à des siamois attachés par la bouche. Mais là je suis tombé sur bien pire, une situation frôlant le grotesque. En fait non on était en plein dans le grotesque.

Imaginez un couple enlacé dans le métro. Maintenant enlevez toute notion de romantisme, pas de vent dans les cheveux ou de pluie coulant sur des visages humides et souriants, pas de musique et pas coucher de soleil (enfin bon c'était dans le métro aussi, mais y'avait même pas d'affiche publicitaire vantant les plaisirs d'un coucher de soleil sur une plage des Caraïbes). Prenez un mec assez petit style survet' et une fille assez grande avec des bottes à talon style goth' (je précise que le style vestimentaire n'a rien à voir avec le romantisme mais c'est pour imaginer encore plus précisément la situation). Et là pour bien comprendre mon étonnement, vous nous accrochez l'ersatz de Marylin Manson au féminin à son ptit Zidane façon singe à son arbre, les pattes de l'une autour de la taille de l'autre.

J'en frémis encore...

03 09 2005

Découvertes

Tout d'abord une superbe expression de ce qui mène ma vie et ce contre quoi j'essaie de me battre :

Idéogramme

"Let's live happily ever after, lying down" by Yves Henry.

Ensuite, découverte du revers de la médaille Erasmus : les amis apparaissent et disparaissent au fur et à mesure. Les liens que l'on tisse sont d'autant plus forts qu'on les sait éphémères, et les séparations laissent un grand vide que l'on s'empresse de combler par la découverte de nouveaux amis, dont la perte fera tout aussi mal. Sorte de fuite en avant perpétuelle.

Découverte également de l'étonnante capacité de l'esprit à se mentir à lui-même, et que la confrontation à la réalité ne se fait pas toujours dans la douceur.

Découverte enfin qu'un lever de bonne heure ne me rend pas systématiquement optimiste, mais qu'en général, si.

Tout ira bien puisque le choix ne nous est pas laissé.

Administration