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30 10 2005

Quelle heure vous avez dit ...?

Alors voilà : du fait de la courbure de la terre, de son inclinaison, de sa trajectoire et surtout de la position géographique de ce beau pays qu'est la Suède, il se trouve qu'il fait nuit très tôt.

Du fait d'une pseudo-économie (j'aimerais qu'on me prouve son existence), d'un biorythme optimisé et surtout d'une connerie sans nom, on a changé d'heure ce week-end. Tout le monde se réjouit, on a gagné une heure, alleluia! Bon on a surtout gagné l'heure qu'on perdra dans six mois mais c'est pas très grave.

Ce qui l'est beaucoup plus, c'est que du coup aujourd'hui le soleil s'est levé à 7h00 -au lieu de 8- et qu'il s'est couché à 16h02 -au lieu de 17. Oui oui vous avez bien lu, à quatre heures le soleil se barre. Sachant de plus qu'on perd en ce moment 5 minutes de soleil par jour en moyenne, bonjour l'angoisse.

Enfin bonne nuit surtout.

25 10 2005

Hier soir en rentrant chez moi

Un Suédois me lance un bonjour joyeux. Etonné (les Suédois ne lancent que très rarement des bonjours joyeux aux inconnus), je m'arrête. Il me dit :

Et si la vraie monnaie d'échange était l'amour, à quel point serions-nous riches?

Je lui ai répondu que justement j'étais un peu à court en ce moment.

Il a pas compris. Alors je suis parti.

24 10 2005

Yo is a weirdo

That's me. Take it or leave it.
It's my style
Göteborg - 10 Octobre 05

Hey revenez s'tait une blague, j'peux faire des efforts...

20 10 2005

Intermède

Et voilà ça recommence. Je suis "Mlle N. addict". Il va encore me falloir deux semaines pour m'en remettre.

Heureusement qu'il y a le boulot pour oublier tout ça. Le travail est décidément un formidable outil d'aliénation de masse. Tu bosses, tu bosses, et à la fin tu ne penses plus qu'à ça : bosser, pour le pire et le meilleur, parce que ça semble être la seule solution. Solution à quoi, on se le demande parfois. A ceux qui me répondront qu'il faut faire quelque chose qui nous plaît, je réponds sans sourciller oui. Oui mais, comme le veut la coutume.

Mon mais s'inscrit là où il n'est plus question de faire quelque chose qui plaît mais bien de faire, juste, parce que les délais l'imposent. Il n'y a là plus aucun épanouissement à travailler, il n'y a plus que la satisfaction de pouvoir se mettre dans un lit et se dire, durant le court laps de temps qui nous sépare d'un sommeil de quelques heures sans rêve, "je peux m'arrêter de penser pendant au moins 5 heures, c'est cool".

Que ce soit clair, je ne me plains pas (alors que je suis français. ça doit être un relent helvétique). J'en arrive là parce que j'ai tout débranché pendant cinq jours. Mais j'en suis quand même arrivé au point de gavage en moins de 12h, mon endurance baisse. Il est temps que les examens se finissent.

La chute est d'autant plus dure qu'elle suit une parenthèse extatique. Mlle N. est sans le savoir un de mes rares rayons de soleil. Je souffre quand elle souffre, je ris quand elle rit. Le simple fait de la voir me remplit d'une joie intense. Je suis heureux de faire partie de sa vie, même pour quelques instants. Car Mlle N. a la fâcheuse habitude d'être imperméable à ce que je lui donne et sitôt disparu j'ai la sensation de n'avoir jamais été là. Ou bien c'est moi qui ne vois pas quand ça la touche, mais je doute.
Et alors je me retrouve pris dans un tourbillon de sentiments que je croyaient égarés : je suis jaloux d'une confidence qu'elle fait à d'autres et que je ne connais peut-être pas ; je suis blessé par un refus de candidature alors que je ne suis candidat à rien, du simple fait qu'elle a hypothétiquement accepté l'hypothétique candidature d'un autre (pour ceux qui ne comprennent pas cette dernière phrase, je parle de seskme) ; je me prends à avoir l'envie subite d'un contact physique avec elle, parce qu'elle me manque vraiment, et parce qu'elle est la seule avec qui j'ai partagé certains bouts de ma vie (en revanche là il n'est nullement question de seskme) ; je me surprends surtout à me dire que pour elle je m'installerais volontiers en France. Ou ailleurs d'ailleurs.

Mais tout ceci n'est qu'un passage onirique. Je sais les raisons des difficultés voire de l'impossibilité de cette relation. Je connais les extrémités vers lesquelles cette fille me pousse. Je les ai atteintes une fois, et on ne m'y reprendra plus. La Mlle N. que j'imagine ne correspond pas tout à fait à la vraie Mlle N. Et quelque part c'est ça qui m'attire encore plus.

Pour finir cet intermède, j'ai vu de mes yeux un homme amoureux ce week-end. Un mélange d'amour réfléchi, mûr et d'amour totalement insouciant. Il m'a parlé de sa belle avec des étoiles dans les yeux, de l'excitation dans ses mains ; il m'a dit les anecdotes que d'aucuns trouveraient banales voire insignifiantes mais qui signifiaient tout pour lui. Et moi, bêtement souriant devant ce sentiment qui m'est étranger, je n'ai su que répondre.
A propos de la reconquête de son couple, car reconquête il y a, il m'a dit "je cours nu vers un ravin". J'ai trouvé cette image belle et tellement vraie. Et je me suis dit que pour une fois, la vie devrait bien nous pondre un happy end.

Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants...

12 10 2005

Vacances (obligées) de blog

Retour dans quelques jours, ou quelques heures, selon mon efficacité et mes connexions.

08 10 2005

C'est l'heure... C'est l'HEURE! ...

MAIS PUISQUE JE TE DIS QUE C'EST L'HEURE!!!

07 10 2005

Pensée (triste) du soir

Dans ma vie il y a des hauts et des bas. Comme dans toute vie. En règle générale mes bas arrivent sans raison particulière, parce que je n'ai jamais vraiment eu de raison d'être malheureux.
Ce soir après un surgavage de romantisme littéraire et télévisuel, je me sens comme vide. J'ai l'impression de passer à côté de quelque chose de beau, de grand, d'indispensable, mais sans pouvoir y faire quoi que ce soit. En tout cas je suis dans un bien bas.
J'ai l'impression que le carpe diem distillé dans mes billets est vain. Que je me mens un peu à moi-même pour que tout soit plus facile. Je passe et repasse en boucle tout ce qui ne marche pas bien dans ma vie, et je me rends compte qu'il est bien facile de retomber dans ce travers qu'est le regret.
Et je crois que je ferais mieux d'aller me coucher. Les pensées sont toujours plus belles et optimistes le matin.

05 10 2005

Sociologie de comptoir

Je suis allé faire mes courses de la semaine aujourd'hui, juste après mes cours. Le problème quand je fais mes courses juste à la fin de ma journée, c'est qu'au moment de rentrer chez moi c'est la sortie des bureaux. Il s'offre alors à moi deux alternatives. Ou bien je prends le bus, et je reste coincé dans la circulation pendant 20 mn (oui à Stockholm aussi il y a des embouteillage, mais seulement pendant deux fois 30 mn, un coup le matin et un coup le soir) ; ou alors je prends le métro et là c'est le retour version boîte de sardines assuré.

Aujourd'hui, contrairement à d'habitude, j'ai opté pour le poisson. Envie de changement, un truc dans l'air, nostalgie parisienne, je ne saurais trop le dire. En fait j'étais en avance sur l'heure de sortie, donc le métro n'était pas bondé, mais toutes les places assises étaient occupées. Enfin toutes sauf une.

N'ayant pas l'habitude de me poser dans le métro (alors que dans le bus si, je sais pas trop pourquoi), je ne me suis pas spécialement intéressé à cette place, jusqu'au moment où j'ai remarqué que tous les nouveaux arrivants se jetaient sur la place avant de marquer un temps d'arrêt et de faire demi-tour. Dans le même temps mon nez sentit ce que mes yeux me révélèrent : en face du siège vide se trouvait un homme-éponge, qui bière à la main cherchait à battre son record personnel d'alcoolémie dans la catégorie "moins de dix-huit heures". Passons sur le pathos de la situation, sur la pitié ou la compassion qui ne sont bien souvent qu'effleurées avant de penser à ce qu'on pourrait bien préparer pour accomoder au dîner cette superbe escalope obtenue à vil prix.

Mon regard ayant capté le comportement général des passagers arrivant, je me suis demandé qu'elles étaient les réactions des gens alentours. La Suède est très attachée aux convenances, du peu que j'en ai vu (cela mène par exemple à une forme de racisme assez pernitieuse car presque impalpable au premier abord : tout le monde semble tolérant, et quand tout à coup on se retrouve face à un comportement raciste (car malheureusement il existe ici comme ailleurs) on est un peu perdu. Mais fermons ici la parenthèse). Toujours est-il que selon moi, une réaction française aurait été de faire comme si de rien n'était, regard vissé dans la vitre du métro alors que le paysage offert à l'intérieur d'un tunnel est assez limité en règle général. J'imagine aussi que quelques regards curieux se seraient attardés, détournés, seraient revenus, juste pour vérifier que l'hypothèse du saoûlard est bonne, et peut-être chercher le sdf derrière tout ça. Une sorte de petit sadisme de tous les jours.

Ce que j'ai vu m'a tour à tour amusé, énervé et surpris.
Il y avait bien sûr ceux qui se désintéressaient d'un homme dont la situation n'était pas glorieuse et avec qui ils n'avaient pas envie de s'impliquer. Individualisme primaire.
La réaction de sa voisine diagonale fût déjà plus savoureuse : plongée dans ses mots croisés, elle se rendit soudain compte qu'un accident regrettable (bière, corps ou autre déjection) était potentiellement inévitable, la seule question étant de savoir quand et sur qui. Elle lui lança dès lors de nombreux coups d'oeil inquiets, jusqu'à ce qu'une place plus éloignée se libère.
Le regard que je rencontrai chez une femme occupée à détailler l'homme fut moins heureux : tout le mépris dont elle était capable se lisait dans ses yeux, elle condamnait tout à la fois l'homme et la situation, sans circonstance atténuante. Je dois dire que je me suis alors demandé qui des deux personnes étaient la plus à plaindre.
Enfin, l'homme assis juste à côté du centre d'attraction de notre wagon se leva, étant arrivé à destination, et il eût cette réaction que je ne m'explique toujours pas : se retournant vers l'homme il lui fit simplement un au revoir accompagné d'un petit salut de tête.

Ce que j'ai en revanche bien compris, c'est le visage outrée de la femme-juge. Un pur moment de bonheur.

04 10 2005

Plainte

Parce que parfois il faut que ça sorte :
Bosser c'est bien mais quand ça ne laisse plus de temps libre c'est mal.

Heureusement que ça m'arrive pas souvent...

Administration