Je profite d'une connexion internet de mon exploiteur employeur pour faire un point sur ma situation actuelle.

Car oui, je bosse maintenant, même si c'est payé au lance-pierre, et encore avec des toutes petites pierres. Et non, je n'écris pas souvent parce que je n'ai rien de bien à sortir.

Or donc ma vie se résume en ce moment à ceci : j'ai un stage sous-payé mais intéressant donc, un genoux pété à vie (merci les IRM, finalement j'aurais peut-être préféré ne jamais être au courant), une ex qui s'est remise avec son ex (je n'arrive même pas à savoir si ça me fait quelque chose. ça doit vouloir dire que ça ne me fait rien), un studio cher mais pas trop mal, sauf que TRÈS mal insonorisé (bon je ne l'ai pas encore vue mais au moins ma voisine a une voix charmante. si si, même à minuit et demie au téléphone. ahem), et enfin la paix.
Et oui, je rentre chez moi le soir, je suis tout seul, j'allume ma radio, mon vieux pc tout moisi sans connexion internet, je pose mon mobile qui ne sert à rien sur la table, je me fais à bouffer et je profite de ma tranquillité. J'en profite à un point tel qu'on pourrait même se demander si je ne m'ennuie pas des fois.

Enfin quand je dis "on", c'est une vue de l'esprit, ou bien alors il faut retourner à l'essence même du mot "on", à savoir pronom personnel indéfini. Parce qu'à bien y réfléchir, "on" ne représente personne de vraiment défini. En fait "on" ne représente personne. Parce que si "on" se demandait vraiment si je m'ennuie, alors je pourrais lui dire à "on" que
OUI BORDEL JE ME FAIS CHIER TOUT SEUL LÀ!!!

Et en plus il pleut. Pfff.
Heureusement que j'aime pas les gens sinon on pourrait penser que je déprime. Quel con décidément ce on.