Non ceci n'annonce pas mon admiration sans borne pour le dernier film d'un réalisateur bosniaque new-age, ni pour les délices subtiles de la dernière beuh que j'ai même pas fumée. Non dans la vraie vie y'a pas besoin de grand chose pour se retourner la tête et se la mettre dans le derrière (oui un puriste aurait dit le fion), et surtout pas de substances hallucinogènes du type de celles sus-décrites.
Dans la vraie vie il suffit de se faire une soirée sympa - et sage - qui finit pas trop tôt. Il suffit de se lancer des challenges à la con (piscine à 11h!) d'autant plus con qu'ils foirent lamentablement (oui à 11h quand je me suis pointé la gueule enfarinée, la piscine était envahie de mioches en bouée canard qui tenaient absolument à faire des courses sous l'oeil larmoyant de leurs géniteurs parce que quand même, nager avec une bouée canard ça demande de la dextérité). Ensuite il faut se baffrer deux oeufs béconne en moins de 10 mn et courrir pour pas arriver en retard à son concert. Pis après 8h passée au théâtre, dont quand même plus de 3h30 en concert proprement dit (mais bondiou pourquoi que ce public il faisait qu'à demander des rappels aussi???) ben en revenant on se dit que whaaaa on a bien mérité une bonne nuit de sommeil.
Mais là crotte de bique et flûte et reflûte, sacrebleu et ventre-saint-gris, voilà t'y pas que se fait jour dans l'estomac titillé quelques heures avant par des oeufs ingurgités trop vite une soudaine et incommensurable faim. Alors d'abord c'est l'instant pâte. Puis film à la con (je le raconterais demain si vous êtes sages) et série à la con.
Et après on est tellement naze qu'on arrive à se motiver pour aller se coucher, mais comme sur le chemin le pc et allumé on vérifie ses mails, et on se dit qu'il est trop tard pour écrire. Oh et puis non en fait. Alors on écrit des poèmes bêtes et on se dit qu'à ce niveau il faut écrire sur son blog parce que le n'imp a sa place sur le oueb. Je ne résiste pas à vous publier ce poême court, et j'arrête de parler de moi à la troisième du singulier.

la vie est belle,
la nuit aussi ;
mon lit m'appelle,
j'vais faire pipi.

Des sommets extatiques sont parfois atteints sans que personne n'y prête attention et c'est bien dommage.