11 04 2005
Anecdotes gores
Par Yo, à 10:49
Oui aujourd'hui j'envoie du gros. Comme je ne le sais que trop bien, quantité n'est que trop souvent ennemie de qualité mais là quand même.
Notre prof de neuro/physio logie est, du peu que je peux en juger, un homme assez brillant et à l'expérience assez impressionnante. Il ne manque jamais d'illustrer son propos par de nombreuses anecdotes, et comme celles-ci impliquent souvent des accidents, les dites-anecdotes sont rarement drôlissimes.
J'en veux pour exemple cette première histoire, que je vais vous conter en essayant d'y mettre le ton :
"J'arrive sur les lieux de l'accident, et après avoir longé un camion, je découvre deux voitures encastrées l'une dans l'autre. Je m'approche de la première qui contient deux jeunes hommes, dont la pupille est très fortement dillatée et qui respirent très bruyamment. (mime)
Cela signifie qu'ils sont sévérement touchés, et qu'ils vont bientôt mourir - 10 ou 15 mn tout au plus ; je ne peux rien faire.
(pause)
Et ils sont morts.
Ensuite je me dirige vers l'autre voiture. Le père de famille est encastré dans le volant, il est déjà mort. À l'arrière, le garcon d'une dizaine d'année souffre des mêmes symptômes que les deux jeunes. Je le laisse de côté. Sa soeur, choquée, n'a aucune blessure : je la laisse également de côté. Sa mère en revanche a la jambe cassé assez haut, sa tension chute et son coeur bat de plus en plus vite. Cela signifie que le coeur essaie d'envoyer un maximum de sang vers le cerveau mais n'y arrive pas : l'artère phémorale est sectionnée, la mère a perdu trop de sang. Elle est morte 1h plus tard. (pause)
Sur 6 personnes, seule la petite fille a survécu."
Si vous n'avez pas vu d'intonation c'est normal : il n'y en avait pas. J'imagine qu'au bout de trente années on est rompu à l'évocation de la mort. Moi ca m'a secoué un peu quand même, et les images d'opération du cerveau étaient assez... mmh appétissante également. Je crois que chirurgien c'est pas fait pour moi donc.
En tout cas j'ai préféré cette anecdote-ci :
"Un homme dépressif, réparant une antenne sur un toit, retourne son pistolet à clous sur son front et tire.
Il arrive conscient à l'hôpital et est capable de répondre aux questions qu'on lui pose, ce qui est très bon signe. Après visualisation des radios, il s'avère qu'on peut l'opérer. Tout se passe bien, et une fois l'opération terminée le patient a repris goût à la vie.
En fait le clou a touché la partie "personnalité" de son cerveau et modifié ses pulsions dépressives : le patient s'est en quelque sorte soigné tout seul."
Posté dans Première Saison | aucun commentaire »