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08 11 2005

Confusation et perplexitude

Je suis dans un état d'incompréhension totale. Je n'arrive pas à démêler le vrai du faux, l'exagération ou le cynisme, les tenants et les aboutissants. Je me dis que je suis loin d'être le seul et (oui je me répète) que ceux-là mêmes censés nous diriger n'y pigent que dalle non plus.

Mais animé d'un besoin de comprendre, je lis, je m'informe et j'essaie de prendre le recul nécessaire à tout traitement de l'info à chaud (j'avoue que de ne pas être en France ça aide, ça permet par exemple de s'intéresser aux points de vue étrangers, chose que je n'aurai peut-être jamais faite sinon). Je lis Le Monde, encore lui, et je m'énerve.

Quelle est la raison profonde, l'intérêt de nous pondre un article au titre racoleur pour le quidam surfeur (Revue de blogs) truffé de citations du type "zi va t 1 boufon moi sarko j l'm po et mm si j lé connéssé po je di ki fo tou pt" ?
Déjà que je n'apprécie que modérément ce type d'écriture (douce litote que voilà), je me trouve en face d'un discours abscons et inutile dans ce qui est censé être un article sérieux (on ne va pas pousser en le qualifiant d'article de fond, même si pour l'occasion des profondeurs ont bien été atteintes). Mon échine se dresse, la moutarde (de Dijon) me monte au nez et l'écume aux lèvres.
Ah mais tout s'explique! Je n'avais pas vu la mention article interactif qui doit certainement signifier article en ligne. Les internautes sont des cons ignares, traitons-les comme tels. Si en plus avec notre proximité avec les djeunz on peut racoler quelques imbéciles de passage, c'est tout bénef, surtout avec le retour sur investissement de toutes ces pubs qui fleurissent chaque jour et envahissent les écrans de ces ploucs.

Mais il me faut plus qu'un soupçon de démagogie pour abandonner (surtout que depuis quelques temps Le Monde et la démagogie on s'est un peu habitué). Je continue cette oeuvre splendide qu'est l'article interactif (je me dis que le communicant qui a inventé ça a dû le vendre en disant que de nos jours, personnes n'était assez bête pour lire un article long en entier, ou assez intelligent pour faire soi-même les connections entre deux articles plus courts mais argumentés). Bref. Nous voilà avec Nicolas Sarkozy au centre du débat et une pléthore de liens associés. Curieux de nature je jette un oeil et garde l'autre pour plus tard. Diable! Enfin quelques perles!
Jetez à votre tour un oeil, ou même deux chez sarkostique et sur www.bigbangblog.net (le blog de Daniel Schneidermann - Arrêt sur images). On y apprend entre autres l'avant-dérapage de Sarko et ses "racailles" (attention là faut suivre un peu l'actualité pour comprendre) et on finit par se demander (enfin moi en tout cas) si les manoeuvres remarquées ne sont que les 10% des 10% visibles de l'iceberg. Ce que j'aime la politique décidément.

Pour finir, et histoire de remettre un coup sur le bec des vilains petits canards de la police, allez voir chez Veuve Tarquine ce petit témoignage. Mmmh. On en redemande hein?

07 11 2005

Manoeuvres politiciennes

Je ne ferai pas ici l'exposé de ce qui se passe en France, je pense que tout le monde en a reçu les échos où qu'il se trouve. Je voudrais juste poser une question, peut-être pas la plus à propos alors que les violences ne sont pas terminées mais intéressantes quand même.

Que se passe-t'il dans les cerveaux étriqués de nos très chers politiciens pour qu'ils cherchent par tous les moyens une utilisation politicienne d'évènements graves et reflettant un malaise dont ils sont pour une large part la cause?

Je veux dire, que des personnes autoproclamées de gauche demandent la démission de Sarko avant le règlement du conflit n'est-il pas un peu inconscient?
Le très étonnant silence de Chirac (et la critique ouverte de certains ministres en début de semaine) sur l'action du ministère de l'intérieur n'était-il pas un espoir que tout rentrerait dans l'ordre assez vite, laissant dans la bouche de tous le goût amer de la force et du discours employés par Sarko?
La soudaine prise de conscience que ça commençait à très sérieusement partir en sucette (il aura quand même fallu une semaine) a d'un coup vu naître une prise de position publique de Chichi (on ne l'avait plus entendu depuis son accident médical je crois) et un resserrement des rangs du gouvernement (sic).

Tout me fait vraiment penser que les inconscients qui nous dirigent sont encore et toujours complètement déconnectés de tout ce qui peut se passer. Ils voient émeutes et ils pensent réélection, ils entendent incendie et imaginent deuxième tour, ils comprennent colère et concluent "ce sera oublié en 2007". A moins d'un vrai changement dans le traitement des problèmes, avec autre chose que de superbes discours que de toute façon les personnes concernées ne veulent plus écouter, je ne vois pas comment on pourrait résoudre le malaise.

Pour conclure une analyse fine (je pense) du NYT, qui dit en substance que si les émeutes continuent en s'aggravant, l'opinion générale se retournera contre tous les manifestants, l'usage de la force sera alors vraiment d'actualité et l'homme fort, grand gagnant de la situation deviendra donc certainement... Sarkozy. Et notre Président de s'en mordre les doigts.

02 11 2005

J'attends l'amûûûûr...

Eh bien en fait non c'est faux je ne l'attends pas, je le fuis plutôt (encore que pour être honnête ces derniers temps je n'ai pas à faire de grands efforts).

Je me suis fait cette réflexion en voyant une ex (ouh le vilain mot) devenue amie avec son actuel que je lui avais moi-même présenté. Loin de me plonger dans une dépression quelconque - je suis même plutôt très heureux pour elle - je me suis tout de même rendu compte qu'à peu de choses près elle était en train de vivre ce que j'avais imaginé pour nous à l'époque (et ça ça fait un peu bizarre). Mais bon la vie continue son cours et une chose en entraînant une autre ça n'aurait jamais pu marcher alors à quoi bon se lamenter ma bonne dame je vous le demande.

Et vous me répondrez "à rien" et vous aurez fichtrement raison. Mais l'esprit est retors, surtout le mien, et ne sais pas s'arrêter. Tout ça carbure un maximum et empêche de dormir, et j'en arrive à cette conclusion, les yeux bouffis et la machoire décrochée à force de bailler :

Finalement cette petite folie de tour du monde c'est jamais qu'une fuite en avant (une de plus), à la seule différence que cette fuite sera plus formatrice que les autres. L'indépendance à laquelle je tiens tant n'est qu'une forme d'alibi pour ne pas avoir à m'engager dans un terrain d'autant plus inconnu qu'il implique une tierce personne. Alors que voyager, seul de surcroît, non.
J'ai vu ce film pas super top avec Russel Crow l'autre jour : Proof of life. A la question "avez-vous une famille" (ou approchant), il répond à Meg Ryan : "je n'arrête pas de voyager, ça remplace" (ou approchant).
On est bien d'accord, c'est pas la réplique la plus transcendante de l'histoire du cinéma. Mais y'a quand même un truc là-dedans.

A ne pas vouloir s'engager, par peur ou autre, on se cherche bien souvent des excuses. Et quoi de plus beau que de parcourir le monde?

Voilà sur ce, je vais envoyer mon devis pour un billet tour du monde et dans pas longtemps j'inaugure ma rubrique YoTour du Monde : les préparatifs.

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