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31 08 2005

Mon avis

Oui depuis le temps que j'en parle il fallait bien que je le donne mon avis. Mon avis sur l'avis en général. Non pas la vie, l'avis. Ici on fait dans la petite philo, je laisse la grande à ceux qui ont réussi à lire tout Rousseau en trouvant ça agréable.

Donc l'avis. Je trouve étonnants les gens qui arrivent à avoir un avis sur tout et surtout qui pensent qu'il est intéressant de le donner. Je trouve étrange de pouvoir pondre un raisonnement - qui tient certes plus de l'opinion mais quand même - en quelques secondes quelque soit le sujet. Car à moins d'avoir déjà réfléchi à toutes les questions possibles et imaginables préalablement, l'avis n'est qu'un ramassis de lieux communs, d'idées préconçues ou recyclées, des bribes de réflexions appartenant à d'autres mises bout à bout.

Au milieu de ce tableau peu reluisant, il y a l'avis intéressant, qui se base sur l'expérience ou sur une vraie analyse de la situation. Mais comme toute analyse, comme tout sentiment, l'avis est un instantané voué à évoluer. Dès lors, la question peut se poser de savoir si un avis, quel qu'il soit, vaut la peine d'être énoncé, qui plus est sur un blog où l'avis écrit va rester en ligne un certain temps.

C'est en grande partie pour ça que j'hésite énormément à ecrire un quelconque avis sur des sujets importants, de société ou même aussi intéressants que l'influence du retour de Zidane sur l'économie française.

J'emprunterai néanmoins une phrase du livre de Bernard Werber Le père de nos pères (qui au passage m'a fortement déplu, mais bon je suis pas là pour donner mon avis) :

L'important n'est pas de convaincre, mais de donner à réfléchir.

Citation que l'on peut facilement transformer en "L'important n'est pas de donner une vérité ultime (et intéressante), mais de donner à réfléchir" pour les besoins de ma démonstration (et si t'es pas content c'est pareil). En gros c'est pas parce qu'un billet est mal écrit, plein d'idées bancales et qu'il n'évoque qu'un tout petit bout du problème qu'il n'a pas d'intérêt du tout (et je donne en exemple le présent texte afin de boucler la boucle).

Et devant la puissance de ce billet qui à défaut de m'avoir convaincu m'a donné -un peu- à réfléchir, je ne peux que m'incliner. Je serai plus enclin à l'indulgence devant des billets qui me semblent trop, ou pas assez. Mais je me réserve quand même le droit de m'indigner devant la bêtise ponctuelle ou non de certains.


NB: j'assume également pleinement mes propres moments d'égarements.

25 08 2005

Public sensible s'abstenir

Oui et éloignez vos enfants de l'écran ça va parler d'en dessous de la ceinture (que je ne porte jamais, soit dit en passant). D'ailleurs Maman si tu te trouves par mégarde ou par erreur ici, va directement au billet suivant...

Je suis un garçon quelque peu hermétique à tout ce qui touche à la mode. Je suis allergique aux courses, et il est rare que je tienne plus de 5 minutes dans un magasin de fringues, surtout un samedi après-midi. Disons qu'il me vient très rapidement des pulsions meurtrières, donc je préfère m'en aller vite fait bien fait.

Avantage à cet état de fait : j'économise énormément d'argent en fringues non-achetées.
Inconvénient : ma garde-robe vieillit, pas toujours bien, et mes sous-vêtements en particulier prennent vite un style "moth-in-the-cupboard" peu engageant.

Les vacances aidant, je fis ma machine dans la maison familiale. Sous-vêtements inclus. L'erreur... J'entends encore ma mère me dire : "Euh j'ai étendu le linge. Il est à toi le caleçon avec trois gros trous dedans? C'est vraiment honteux : demain je t'emmène en acheter des neufs."

Passons sur le pathétique de la situation : à 23 ans, traîné dans un magasin pour acheter des caleçons par sa mère sous prétexte (valable) que sinon on n'ira jamais (ou disons pas avant quelques années). Passons aussi sur l'information personnelle et capitale qui a jailli au détour du dernier paragraphe alors que je regardais dans la mauvaise direction : je porte des caleçons. Venons-en aux faits. J'ai donc acheté été forcé d'acheter des sous-vêtements. Dont deux extraordinaires SUPER DIM.

C'est là tout l'objet de mon billet, et la raison pour laquelle il faut éloigner vos enfants (si si ils sont sûrement revenus, c'est malin ces bêtes là, surtout quand il s'agit de déjouer la surveillance parentale) : le Super DIM maintient avec douceur tout ce qu'il y a à maintenir. C'est une véritable caresse que ce boxer, un plaisir à le porter, un bonheur de chaque instant (et je pèse mes mots!). C'est presque aussi bon que lorsqu'une main féminine remonte distraitement de la cuisse au nombril en passant par le meilleur.

Bref, le Super DIM, moi je vote pour!

Ca y est c'est bon les enfants peuvent revenir. Toi aussi maman tu peux revenir.

19 08 2005

Consternant

Depuis que je suis arrivé en Suède, j'ai essayé de limiter au maximum mes fréquentations françaises. Pour partie parce que je voulais d'abord parler d'autres langues, pour partie parce que je n'ai pas accroché avec la plupart des Français rencontrés (on tolèrera cependant quelques exceptions notables qui si elles passent par là se reconnaîtront).

Entendons-nous bien. Il ne s'agit pas de ne pas parler à un Français parce qu'il est français, mais bien de chercher à s'ouvrir et à s'ouvrir l'esprit ; et pour ça rien de tel que de discuter avec des gens d'autres horizons. Bref, je n'ai pas fui les Français, j'ai juste limité les contacts. Et aujourd'hui j'ai eu la preuve que je n'avais pas eu tort de limiter certains de ces contacts. Je cite :

Non mais tu vois déjà si tu parles pas français y'a déjà très peu de chances que je te parle. De toute façon quand je suis fatigué je parle pas anglais.

Ahem... Là l'ouverture j'ai beau creuser mais je la trouve pas. Je sais par expérience que discuter sérieusement dans une langue autre que sa langue maternelle (ou paternelle, encore un truc bizarre dans le vocabulaire français. Je viens également de me rendre compte que "la mère Patrie" était d'une rare subtilité linguistique, et ça ne peut que me conforter dans mon rejet viscérale de cette notion. Mais reprenons...) je disais donc autre que sa langue originelle, c'est difficile et fatiguant, et aussi un peu frustrant. Mais en règle générale ça vaut quand même le coup et après quelques temps les difficultés s'atténuent - sans pour autant totalement disparaître, mais qui peut se targuer de communiquer sans problème même avec un compatriote (argh encore elle berk).

Alors rejeter en bloc tout contact avec des étrangers non-francophones c'est... mmh consternant.

14 08 2005

Try to be Cool

Derrière ce petit vocable de quatre lettres, entorse anglo-saxonne récurrente dans mon discours qui ferait frémir le sieur Toubon, se cachent beaucoup de définitions, selon le contexte. Loin des notions hype (prononcer hhhaïpeuh) ou hip (prononcer hip) - dont les origines me sont totalement inconnues (alors que pour cool je vois à peu près) - ou encore djeunz, mon cool à moi se conjugue tantôt comme tranquille, peace, marrant, super, sympa, roots, etc. Cool quoi.

Mais si il fallait donner une définition de quelqu'un digne du qualificatif cool, je serais tenté de donner celle-ci : une personne qui vit sa vie pleinement et sans faire chier ses voisins. Et avec qui je puisse partager un minimum de choses quand même.

La notion est donc singulièrement subjective et une personne cool pour moi peut bien être le plus gros con d'un autre. Rien de très original dans tout ça, on est tous le con d'un autre donc par symétrie on doit bien tous être le cool d'au moins une personne (optimisme oblige). En fait ma notion de cool, au-delà du minimum de conversation indispensable à un début de relation entre deux personnes, s'inscrit surtout dans la continuité de la non-connerie. Une définition par la négative en quelque sorte. Si tu ne m'emmerdes pas, si tu ne cherches pas à m'imposer tes vues sans explications, si tu ne te sens pas plus important qu'un coq dans sa basse-cour et, donc, si tu as un minimum de conversation, tu risques de te voir qualifié(e) de cool.

Et il m'a donc été donné l'occasion, ce week-end, d'entrevoir une version de chaque, que nous appellerons Patrick et LaKone, parce que Patrick est le nom du mec cool et je ne connais de LaKone que son état, pas son prénom, parce qu'elle ne s'est jamais présentée et que je n'ai pas cherché à en savoir plus sur sa vie. Patrick est le gars qui m'a un peu tout montré de l'aérodrôme entre deux tandems, qui m'a préparé et vérifié mon matos, sans prise de tête excessive, qui m'a demandé à chaque fois que je l'ai croisé comment ça se passait, le tout en Suédois et avec patience (oui parfois j'ai l'impression que le Suédois s'échappe de ma tête pour vivre sa vie dans un univers parallèle et du coup je comprends plus trop, mais ça ne dure jamais trop longtemps). Alors que LaKone a décrété que je ne pouvais pas parler Suédois (logique je suis étranger), que je ne savais pas plier un parachute (elle a même essayer de convaincre un responsable que je ne savais pas), qu'il était aberrant de ne pas avoir de gants (c'est vrai qu'en plein été c'est in-dis-pen-sable), que j'avais sûrement appris à sauter avec des branques, et qui a tout vérifié ce que des personnes compétentes avaient déjà vérifié. Une sorte de Madame Jesaistoutmieuxquelesautresetjeveuxtoutcontrôleretlàçacommenceàêtrelongcommenom.

Bizarre comme dans ces moments-là, la plus mignonne des Suédoises peut devenir une grosse masse de chair informe et repoussante que l'on cherche à éviter à tout prix. Quel gâchis. Maintenant si on pouvait m'expliquer ce qu'elle et ses comparses peuvent bien tirer de ce genre de comportement, ça m'intéresse.

08 08 2005

Sinon en attendant...

Moi je vous conseille d'aller , où le génie et la folie artistiques cohabitent.

Amoureux des chats s'abstenir...

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